Le Nid des saveurs, nouveau restaurant africain/antillais à La Rochelle


Toujours à la recherche d’un restaurant où il est possible de manger pour pas trop cher (10€ le plat prinicpal), mon assistante et moi sommes allés essayer Le Nid des saveurs, restaurant africain ayant ouvert il y a à peine 1 mois. Si je ne m’abuse, c’est ainsi le premier restaurant à ouvrir sur La Rochelle nous proposant des saveurs venant du continent noir. Ici l’attente est double : d’une part nous cherchons donc le petit prix, mais c’est aussi avec l’attente de découvrir une cuisine originale et des spécialités authentiques que nous nous y rendons. Car des restaurants chinois qui ne vendent rien de chinois et des restaurants italiens qui nous servent des carbonara françaises, ça casse pas des noix de cajou.

Pour commencer avec cette expérience exotique, j’avais cherché à réserver, me disant qu’un tel restaurant ne pouvait être que blindé tous les soirs. Injoignable au téléphone. Mais c’est avec une grande surprise que je me suis vu être rappelé quelques heures plus tard et que j’ai donc pu effectuer ma réservation. Serais-ce être trop exigeant que d’attendre pareille action des Quatre Sergents ?

Au final, nous nous y rendons, et force est de constater que la réservation n’était nullement nécessaire. Le petit restaurant était vide comme une noix de coco dont on venait de vider son lait. Première surprise agréable : de l’arrière-cuisine surgit… Une personne qui sourit ! L’étonnement est grand tant on est habitué à avoir affaire à des serveurs se demandant constamment ce qu’ils foutent dans un restaurant. Bref. Le patron est très accueillant, l’ambiance est très sympathique et semble correspondre à celle qu’on peut retrouver en Afrique, ou encore aux Antilles.

Nous nous installons dans une petit cour où, précisons-le, il est possible de s’installer aussi pour passer un moment un peu plus « lounge ».

Pour nous mettre dans l’ambiance, nous commençons par un petit cocktail maison, accompagné de « bouchons » de poulet, spécialité réunionnaise.

Les bouchons en eux-mêmes étaient ma foi très sympathiques, mais ne nous ont pas convaincus pour autant. La chair manquait d’authenticité, sans doute est-ce dû au fait que ce soit mixé. Cependant le goût y était, et c’était quelque chose qui restait sympathique. À noter que pour les accompagner était présente une petite salade dont je ne connais pas du tout le nom, mais qui ressemblait très fortement à un coleslaw.

Mais la grande surprise de ce début de repas, c’était véritablement le cocktail maison. Excellent au goût, parfumé, texture laiteuse, on y percevait des morceaux de noix de coco. On devine donc ici que c’est du jus de coco qui a servi à l’élaboration du divin mélange, et c’est avec tristesse que je me suis rendu compte qu’un tonneau entier aurait été plus qu’appréciable. Pour l’accompagner, des petites chips de banane, et des cacahuètes.

Maintenant, au tour du plat de résistance. Mon assistante s’est tournée vers un classique poulet colombo, pour ma part, je me suis orienté vers un poisson (une dorade plus précisément), accompagné d’atiéké, ce qui s’avère être une semoule de manioc. Ne connaissant pas ce dernier, c’est donc ravi et excité comme un juif affamé que je me vois servir mon assiette.

Et la surprise ne se fait pas attendre. Pour 12€, j’ai le droit à un poisson cuit au four (on jurerait pourtant qu’il a été braisé), extrêmement goûtu et surtout qui a le mérite d’offrir une bonne part de chair, contrairement à certains restaurants. Toujours contrairement à certains restaurants, Le Nid des saveurs a ici l’intelligence de préférer nous servir une belle part accompagnatrice (ici un atiéké parfumé mais sachant rester discret), plutôt que de miser sur un mélange aqueux et foireux de légumes dégueulasses au possible (bien qu’ici, les légumes n’étaient pas du tout scandaleux, au contraire). À noter que pour 4€ de plus, on avait le poisson entier.

À ma grande surprise donc (même si je ne me considère plus désormais comme un grand mangeur), je n’ai pas réussi à finir l’atiéké. Même chose pour mon assistante, dont le colombo était aussi très riche et bon.

Pour conclure cette petite et très plaisante surprise gustative, je décide de prendre un dessert, juste pour goûter. Ici, c’est le dèguè qui retient mon attention : il s’agit d’une sorte de riz au lait, mais dont le riz est remplacé par une semoule de mil. Bien que n’ayant pas regretté mon choix, force est de constater qu’il s’agit d’un dessert légèrement trop sucré à mon goût, et surtout, qui aurait eu le mérite d’être servi légèrement plus frais – ou en tout cas moins chaud. Mon assistante n’a quant à elle pu se prononcer, trop occupée à cacher son ventre dont le grossissement intense tentait de faire sauter les boutons de son short.

Conclusion :

Une adresse à retenir, et à redécouvrir à chacun de ses passages ! On ressort du Nid des saveurs avec une grande satisfaction, celle d’avoir pu manger à sa faim, et surtout d’avoir découvert quelque chose qu’on n’aurait pas pu faire soi-même. On en ressort en se disant qu’il y aura une prochaine fois, et que c’est avec plaisir qu’on retournera se faire accueillir par un patron extrêmement agréable (je précise encore qu’à part Michel du Teatro Bettini, on a souvent l’impression de faire chier).

Bien que nous ayons consommé plus qu’un plat, il est ici à retenir que pour 12€, vous pouvez manger quelque chose de très goûtu, original et voyageur.

Seul petit bémol ? Nous avons toutes nos raisons pour penser que pour venir y manger, il faut réserver. Mais s’agit-il réellement d’un point noir ? À vous d’aller voir.

Pour vous endormir, comptez les moutons

Eh bien voilà, ça fait deux semaines. Deux semaines que le désormais célèbre journal a été décimé. En tant que futur journaliste, je me devais sans doute de réagir face à cette atrocité. Je me devais même encore plus de m’indigner, de protester, de manifester. Peut-être. Oui mais voilà, je n’ai presque rien fait de tout cela. Au tout début j’ai bien sûr été choqué. Puis les « Je suce Charlie » ont fusé de toute part. Il n’en fallait pas plus pour m’empêcher de rejoindre ce mouvement aux douces effluves grégaires. Donc voilà je n’ai rien fait, je n’en ai à peine parlé avec mes collègues et amis. Ai-je bien fait de ne pas montrer mon indignation ? Personnellement, je n’ai jamais apprécié Charlie Hebdo. J’y ai jeté un coup d’oeil une fois, et ce fut suffisant pour moi de renoncer à sa lecture. On parle de liberté d’expression, de grand journal provocateur… Peut-être, peut-être. Mais bon dieu, regardez-moi ces gens ! Sont-ce les fervents défenseurs de ladite liberté ? Je ne crois pas, et ne faites pas semblant de le croire. L’engouement suscité autour de cet attentat est incroyable. Aussi je me questionne sur le réel but de cette tragédie et sur les réels auteurs, tant celle-ci a profité à notre état.

Pour vous endormir, comptez les moutons

Commençons par notre très cher Président, M. François Hollande, que je respecte d’une déférence inouïe aux reflets baveux. BOUM, 10 points en plus dans la cote de popularité ! Même si cette cote me paraît bien bancale (…), ça prouve des trucs. Tout comme notre cher M. Valls, qui a aussi bien profité de la situation. Car oui, je parle de profiter. Il y a peu, je suis allé me boire un café sur le port. En une heure, j’ai vu les militaires passer 3 fois. Chercherions-nous à impressionner la population ? Effectivement, à quoi bon augmenter les moyens sécuritaires, puisque quels que soient les moyens employés, il est impossible d’approcher le 100% de sécurité ? Si l’attentat est horrible, il faut l’admettre, la dizaine de morts ne représente que bien peu sur l’ensemble de notre population. Bien plus encore, qu’est-elle par rapport aux nombreuses autres atrocités ayant lieu à côté de chez nous ?

Donc, chers concitoyens, plutôt que de vous ruer dans votre librairie pour acheter un journal que vous n’aviez jamais lu, commencez plutôt par vous questionner sur comment la situation profite à l’Etat, et observez M. Valls, para bellum, postilloner sur l’Assemblée, afin de vous montrer qu’il va régler la situation. En bref, arrêtez de regarder BFM, et descendez plutôt dans les rues pour vous indigner contre des lois dont nous n’avons absolument pas besoin. Avant qu’il ne soit trop tard, et que la Police ne soit plus nombreuse que le peuple, et que ce fameux Etat de droit ne soit plus qu’une utopie déjà bien trop peu respectée.